18 octobre : Frédéric Yvan à Savoir en Liberté

Publié le par savoirenliberte

Psychanalyse et linguistique

La psychanalyse  est une cure par la parole. Nous sommes définis par la façon dont nous nous approprions une langue, appelée la langue maternelle.

« Un jour je me suis aperçu qu’il était difficile de ne pas entrer dans la linguistique à partir du moment où l’inconscient était découvert. », dit, en 1972, dans Encore, le psychanalyste français Jacques Lacan.

La psychanalyse s’est enrichie des travaux de la linguistique et y a trouvé des concepts opératoires.

Le signe linguistique désigne l'unité du système que constitue le langage. On assimile, depuis les travaux de Ferdinand de Saussure, le signe au morphème ; c'est-à-dire à la plus petite unité porteuse de sens. Le signe linguistique se compose de deux facettes indissociables appelées le signifiant et le signifié. Dans le Cours de linguistique générale, Saussure définit le signe comme une « entité psychique à deux faces » qui « unit un concept et une image acoustique ». Saussure définit le signifiant comme « image acoustique », c'est-à-dire l'empreinte que laisse un son (ou une séquence de sons) dans l’esprit. Ainsi, la séquence sonore latine « arbor » évoque, dans l'esprit de celui qui l'entend (et qui parle latin), le concept « arbre ».

 

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Le lien unissant le signifiant au signifié est arbitraire.

Le linguiste Roman Jakobson explique, dans les Essais de linguistique générale (1963), qu’en parlant, on combine certaines entités linguistiques en unité plus complexes : le locuteur choisit les mots (axe paradigmatique) et les combine en phrase (axe syntagmatique).

L’axe syntagmatique désigne la combinaison dans le déroulement de l’énoncé (axe horizontal sur lequel se suivent les unités constitutives de la phrase dans une relation de contiguïté).

L’axe paradigmatique permet la sélection en un point donné de l’énoncé, des termes alternatifs (axe vertical et relation de similarité).

La métaphore devient impossible dans le trouble de la similarité (paradigme), et la métonymie dans le trouble de la contiguïté (syntagme).

Jérémie Molia & Souheiline Mouhoudine


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Savoir en Liberté s'associe à Frédéric Yvan, son deuxième invité, pour annoncer la tenue d'un colloque sur Jacques Lacan en mars 2012.

Plus de renseignements sur le site de l'association de psychanalystes à laquelle appartient Frédéric Yvan :

Savoirs et clinique

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